Jean Luc Chimier mai 10, 2017 Aucun commentaire

Dans un environnement de travail de plus en plus stressant et exigeant, les pathologies professionnelles se développent. Face à ce phénomène, aucun secteur d’activité n’est épargné. Prévenir les risques psychosociaux (RPS) est devenu un enjeu pour l’entreprise.

L’un de vos salariés se fait insulter par un client. Un autre enchaîne les absences à cause de douleurs dans le dos. Votre chef d’équipe harcèle l’une de vos employées. Votre assistant cumule les heures supplémentaires…
Il est temps d’agir !
Les facteurs de risques néfastes sur la santé
Relations difficiles, rythme intense, surcharge de travail, conflits, isolement, travail posté… Des situations de travail difficiles ou anxiogènes peuvent être source de multiples troubles psychiques ou physiques et avoir des répercussions plus ou moins graves sur la santé de vos salariés : stress chronique, problème de sommeil, dépression, maladies cardio-vasculaires, épuisement professionnel, maladies physiques
telles que les Troubles Musculo-Squelettiques(TMS), douleurs de dos, etc.

Les indicateurs à surveiller
Les signaux d’alerte ne sont pas toujours visibles. Avant de mettre en place une démarche de prévention efficace qui permettra de les supprimer ou tout au moins de les limiter, il est nécessaire de les identifier :
• absentéisme, turnover,
• plaintes des salariés,
• fatigue, irritabilité, état dépressif, manque d’enthousiasme, démotivation,
• douleurs diverses et récurrentes, TMS,
• baisse de productivité / qualité,
• apparition de violences verbales ou physiques,

• dégradation du climat dans l’entreprise,
• augmentation des accidents du travail…
La démarche de prévention
Chaque entreprise est unique et, en fonction de ses spécificités, doit mettre en place des actions de prévention pertinentes, adaptées et durables, concentrées autour de l’organisation du travail (horaires, rythmes…), de l’environnement de travail (aménagement des postes…), de la communication (relations internes et externes), etc. L’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) préconise les 6 étapes suivantes :

1. préparer la démarche en impliquant tous les acteurs de l’entreprise (collecte des indicateurs sur les RPS et définition du périmètre des unités de travail) ;
2. évaluer les facteurs de risques psychosociaux;
3. définir un plan d’actions de prévention ;
4. mettre en oeuvre le plan d’actions ;
5. réévaluer les facteurs de risques psychosociaux (suivre l’évolution dans le temps).
Ces facteurs de RPS doivent être reportés dans le Document Unique, au même titre que les autres risques professionnels.
Un enjeu économique, social et humain
Au-delà d’un enjeu social, la démarche de prévention des RPS est un enjeu économique car elle est un levier de compétitivité.
Elle permet entre autres de :
• réduire le nombre d’arrêts maladie et le risque d’accidents du travail,
• accroître la motivation des salariés, • augmenter le niveau de qualité et de productivité,
• limiter le recours à l’intérim et aux heures supplémentaires et diminuer le turnover,
• améliorer le dialogue social,
• éviter les recours judiciaires (engagement de la responsabilité civile du chef d’entreprise en cas de faute inexcusable),
• véhiculer une image positive.
Se faire accompagner
Rapprochez-vous d’un médecin du travail, des IPRP (intervenants en prévention des risques professionnels) spécialisés en ergonomie, psycho-ergonomie, organisation du travail), des chargés de mission Aract2 ou encore d’un cabinet conseil spécialisé dans la prévention.
L’INRS met à disposition des TPE des outils en ligne gratuits : www.inrs.fr
Pour assurer une protection sociale renforcée pour vos salariés, Allianz propose des solutions modulables ainsi qu’une aide à l’élaboration du Document Unique obligatoire, à des tarifs privilégiés via son partenaire Aequalis Prévention.

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